Lexique philatélique

Aminci ou amincissement : Se dit d’une diminution plus ou moins importante de l’épaisseur du papier. Un timbre aminci voit sa valeur chuter en fonction de l’importance de l’amincissement.

Blocs : Conservez précieusement en l’état les ensembles de timbres non séparés, comme les carnets. Les groupes de quatre en carré, les paires horizontales, les bandes horizontales, les planches complètes ont plus de valeur, spécialement quand elles sont neuves et anciennes. Ces ensembles sont souvent plus agréables à l’œil, plus représentatives de l’étape d’une impression.

Le bloc de 4 coin daté est un objet de collection à part entière.

Burelage : Il s’agit d’un fond ligné (entrecroisé ou parallèle), sur lequel est apposé le dessin principal du timbre.

Centrage : Chaque timbre doit en principe avoir des marges identiques de chaque côté, qu’il soit dentelé ou non. Cela ne s’avère pas toujours exact car l’impression d’un timbre n’est pas toujours parfaite.

Charnière : Petit papier gommé longtemps utilisé pour coller et maintenir les timbres dans les vieux classeurs. Ces charnières se mettent au dos des timbres. Si les charnières affectent la valeur d’un timbre neuf, elles ne présentent aucun danger pour la valeur d’un timbre oblitéré. Il est préférable d’acheter des timbres neufs sans charnières. Cependant des timbres avec charnières ou ayant subi quelques dégâts à cause des charnières peuvent présenter une face tout à fait acceptable pour un collectionneur et un coût moindre à l’achat.

Cote du timbre : Prix indicatif du timbre sur le marché ; sachant que vous l’achèterez la plupart du temps à un prix inférieur. La cotation du timbre dépend bien sûr, surtout de sa rareté sur le marché et donc de l’offre et de la demande, comme tout marché. À cela s’ajoutent différents critères qui font varier le prix comme l’état neuf ou l’oblitération, la charnière, etc…

Date d’émission : C’est la date, l’année de son impression et mise sur le marché. Il existe quelques timbres imprimés n’ayant jamais été émis sur le marché.

Entier postal : Tout document comportant un timbre imprimé sur une enveloppe, une carte postale, une bande journal, une carte lettre, etc… Ce type de document n’a de valeur que s’il est conservé entier.

Feuillet ou Bloc-feuillet : Mini-feuille sur laquelle sont imprimés un ou plusieurs timbres. Les feuillets ou bloc-feuillets étaient généralement émis pour commémorer une exposition philatélique ou un évènement particulier. Les feuillets connaissent, comme les carnets, une forte production ces dernières années de la part de La Poste, plus simple à vendre que des timbres au détail.

Fil de soie : Certains timbres sont imprimés sur un papier dont la pâte a été mélangée avec des fils de soie, on trouve généralement ce procédé sur les timbres Suisses. Le but était d’empêcher les contrefaçons. On distingue les fils de soie ou fragments de fil de soie en retournant le timbre.

Filigrane : A l’instar des billets de banque, certains timbres possèdent aussi un filigrane (Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique..). Si 3 timbres peuvent vous sembler identiques, il peut cependant il y avoir une différence de filigrane et même des variétés (couché, à l’envers,…), entrainant un numéro différent dans les catalogues mais également une différence de prix. On avait coutume d’utiliser un récipient avec un fond noir que l’on remplissait de benzine (l’eau écarlate fonctionne aussi) et dans laquelle on plongeait le timbre face vers le bas afin de voir apparaitre ledit filigrane. Il semble cependant que cette méthode présente des risques pour les timbres imprimés en héliogravure, il est donc préférable de se diriger vers un filigranoscope tel le signoscope de Safe.

Franchise militaire : Impression spéciale pour les militaires marquées par les initiales F.M. Ces impressions se justifiaient par les périodes où les militaires étaient plus nombreux et loin de leur pays (colonies). Actuellement les courriers sont expédiés en franchise postale sans avoir besoin d’y adjoindre un timbre.

Gomme : La gomme est la matière située au dos du timbre qui permet le collage du timbre sur une lettre par simple humidification. Autrefois, lors de la fabrication des timbres, le gommage se faisait au pinceau. Un timbre qui a sa gomme d’origine est considéré comme neuf, proche qualitativement de sa date d’émission. Les timbres trempés dans l’eau perdent bien sûr leur gomme. Pour autant, vous ne jetterez pas les timbres sans gomme et oblitérés, ils feront partie de votre collection.

Inscriptions ou légendes sur le timbre : Elles font parfois partie des énigmes pour les philatélistes. De quel pays est ce timbre, que veulent dire ces lettres, quelle est la signification de cette signature, est-ce une oblitération ? Avec la loupe, une nouvelle enquête est en cours.

Neuf ou oblitéré : Un timbre neuf n’a jamais servi pour un affranchissement, il ne doit pas être oblitéré et avoir normalement toute sa gomme. Un timbre oblitéré est un timbre qui a été utilisé pour un affranchissement. L’oblitération a évolué à travers les époques, vous verrez des points ou des grilles, des losanges ou des petits rectangles, des cachets ronds, des chiffres et des lettres qui à eux seuls nécessitent parfois des heures d’enquête pour découvrir la période d’oblitération.

Non dentelé (et non sans dents) : Se dit d’un timbre n’ayant pas de dentelure, fréquent dans les premières émissions, il existe pour les timbres modernes un tirage non-dentelé spécialement émis pour être offert à des personnalités officielles. Les timbres modernes non-dentelés sont cotés plus cher que le timbre d’usage courant.

Numérotation : Chaque timbre français a un numéro qui ne figure pas sur le timbre mais qui permet de le désigner. Ainsi la maison du collectionneur respecte cette numérotation officielle et indispensable entre collectionneurs. Il s’agit bien d’un langage commun. Les timbres présentés sur notre site ont donc leur numéro de référence.

Odontomètre : Derrière ce nom barbare ce cache un outil indispensable pour calculer le nombre de dents d’un timbre. Pourquoi faire ? Cela permet de différencier deux timbres d’apparence identique mais dont le nombre de dents diffère. Par exemple Monaco Poste aérienne N° Yvert et Tellier 56 et 67 dentelé 11 pour le premier et 13 pour le second, la cote en est impactée puisque le N° 56 cote 43 € alors que le N° 67 cote 475€. L’utilisation en est fort simple, il suffit de faire coïncider toutes les dents du timbre avec les points noirs et de repérer ainsi le nombre inscrit en regard. Cela vous donne le nombre de dents pour 2 centimètres. Le Perfomètre de chez Safe est un petit appareil peu onéreux qui vous permettra de connaitre à coup sûr le nombre de dents de vos timbres.

Papier gaufré : Il s’agit d’un papier qui montre un léger relief, dû à son passage à sec entre deux cylindres gravés.

Préoblitéré : Certains timbres sont oblitérés dès l’impression afin d’éviter l’oblitération par les postes et sont utilisés pour les envois en nombre par les entreprises. Ils furent les ancêtres de la machine à affranchir. Si au début on utilisa les timbres d’usage courant que l’on surchargeait de la mention “AFFRANCHts POSTES”, dès 1953 furent émis des timbres spécifiques à cet usage.

Surcharge : Inscription sur le timbre décidée par l’administration soit pour changer la valeur du timbre (comme ci-contre pour aider les victimes du barrage de Fréjus), soit pour en modifier la finalité. La surcharge renversée est plus rare, toujours dans le cas du timbre de Fréjus, la surcharge renversée fait passé la cote de 0.30 € à près de 2.700 €, la tête à l’envers ça a du bon parfois.

Timbres de service : Timbres émis par des organisations internationales, servant aux courriers postés de leurs sièges, afin de montrer leur indépendance ( UNESCO et Conseil de l’Europe).

Timbre-taxe : Le postier fait payer au destinataire une taxe pour affranchissement insuffisant et appose sur le courrier le timbre-taxe de la somme qu’il perçoit. Ces timbres-taxes sont de véritables timbres et entreront dans votre collection, même s’ils ne présentent a priori qu’un intérêt historique.

Timbre-type : On indique ainsi les timbres normaux pour les distinguer des variétés qui ont des particularités. Par exemple, il existe le n°3a qui est un Cérès noir 20 c sur fond blanc, et le n°3b qui est un Cérès noir 20 c sur fond chamois foncé. Tous deux sont des sous-types du timbre-type n°3 qui est un Cérès noir 20 c sur fond jaune.

 

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